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 Fiction à lire : "Gone - Tout ce qu'on ne s'est pas dit" // Suite du départ de Sam & Rivers

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Tamaris
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MessageSujet: Fiction à lire : "Gone - Tout ce qu'on ne s'est pas dit" // Suite du départ de Sam & Rivers   Jeu 16 Avr 2015 - 5:08

"Gone - Tout ce qu'on ne s'est pas dit"

Juste après l'épisode d'Harley n°65, découvrez la suite de l'histoire de Peter et Sam après qu'ils décident de quitter la ville ensemble. L'occasion de discuter enfin à cœur ouvert et de parler de l'avenir...


Une petite vidéo avant tout pour se remettre "dedans" ! Wink


Bonne lecture !
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Tamaris
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MessageSujet: Re: Fiction à lire : "Gone - Tout ce qu'on ne s'est pas dit" // Suite du départ de Sam & Rivers   Jeu 16 Avr 2015 - 5:18

Les mains fermement cramponnées au guidon de sa moto, Sam roulait. Sans doute bien plus vite que la limite de vitesse autorisée. Mais cela lui était indifférent. Sa seule motivation était à présent de fuir le plus vite possible et de mettre des kilomètres entre elle et Hartley... Vite. Avant qu'elle ne craque pour de bon et ne fasse demi-tour pour retrouver celui qui avait bouleversé sa vie depuis son tout premier jour en tant que prof au sein de ce lycée. Elle lui dirait qu'elle l'aime toujours elle aussi et que rien qu'à la pensée de devoir le quitter à nouveau, une rivière de larmes ruinaient ses joues. Mais elle ne pouvait pas faire ça. Elle quittait la ville pour la deuxième fois. Pour lui. Encore. Elle ne pouvait pas sacrifier l'avenir de Peter pour leur histoire. Elle n'en avait pas le droit. Son cœur tapait si fort dans sa poitrine qu'il lui semblait l'entendre à travers son casque, couvrant le bruit de la moto lancée à vive allure sur la route.

Et soudain elle l'aperçut. Son cœur sembla s'arrêter quand elle comprit que Peter était là. Machinalement, elle arrêta sa moto sur le bas côté de la route. Il ne s'agissait pas d'un mirage, Peter Rivers était bel et bien là. Appuyé contre sa voiture, il l'attendait patiemment, à la sortie de la ville.

Elle ôta son casque, découvrant sa chevelure blonde qui flottait au vent. Elle ne pouvait pas en croire ses yeux. Bien sur il lui avait déjà dit qu'il voulait partir avec elle, mais elle ne lui avait laissé aucun espoir quant à leur avenir ensemble et elle avait pensé qu'il finirait par se faire une raison et à poursuivre ses études, comme lorsqu'elle était partie la première fois. Elle s'était d'ailleurs montrée très ferme à son égard lorsqu'elle lui avait dit qu'elle comptait partir seule et très froide en lui ordonnant de quitter son domicile... Seulement, il était là et il l'attendait.

Il la toisa de son regard, surement aussi heureux et excité qu'elle.

- Alors quelle direction ?

Sam sourit. Constatant que même dans un moment aussi décisif, il n'avait pas perdu sa belle assurance.

- Au nord.

Peter se leva et avança vers elle. Sam souriait mais au fond d'elle, elle avait envie de pleurer tant elle ne pouvait croire que Peter ait réellement envie de tout quitter pour elle.  Elle le toisa tendrement, intensément tout en avançant dans sa direction. Puis sans hésitation, elle sauta à son cou. Peter la souleva du sol. Ils ne pouvaient contenir leur joie de se retrouver et de laisser libre cours à leurs sentiments. Sam le serra fort dans ses bras, elle aurait voulu que leur étreinte n'en finisse jamais.

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Cela faisait des mois qu'elle refoulait ses sentiments pour lui. Quelle libération elle éprouvait en cet instant de faire parler son cœur à nouveau. Peter l'embrassa.

- Es-tu sûr d'avoir bien réfléchi, Peter ?

- Si tu partais sans moi encore une fois, je ne m'en remettrai pas. Je t'en prie Sam, ne me pose plus cette question. Mon avenir n'appartient qu'à moi. Et ça me foutrait en l'air si tu me quittais encore.

Sam pouvait ressentir toute la souffrance de Peter. Elle ne pouvait que la partager. Elle hocha la tête et ne lui posa plus jamais la question.

- Bon eh bien, en route !
- Une minute Sam. J'attends un mec qui va venir acheter la voiture.
- Quoi ? Mais tu es fou Peter. Tu adores cette voiture, tu ne peux pas la vendre !
- On aura besoin d'argent quand on sera sur la route. Et puis, tu ne comptais pas faire cavalier seule sur ta moto et moi dans ma voiture ?

Sam sourit devant l'évidence.

- Bien sur mais tu aurais pu laisser ta voiture au loft et...
- Et la récupérer plus tard ? Je ne reviendrai jamais en arrière Sam. Peu importe ce que nous réserve l'avenir, je ne reviendrai pas à Hartley.

Sur ces mots, le client de Peter arriva. Il examina la voiture sous toutes ses coutures et interrogea Peter. Celui-ci était un mécanicien averti et avait toujours pris soin de son véhicule. "Un véritable Artiste", avait dit Sam lorsqu'il avait travaillé sur sa moto. L'homme ne réfléchit par longtemps avant d'accepter la transaction. Il le paya le prix qu'en demandait Peter et partit avec la voiture.

- Ça ne te fait pas trop mal au cœur de la voir partir avec un autre ? Plaisanta Sam.
- Non. Maintenant, je suis vraiment libre. On part quand tu veux.
- Il va falloir retourner en ville pour faire deux-trois achats. Une tente, des sacs de couchage, le minimum vital que nous pourrons transporter sur ma moto. J'espère que tu ne pensais pas qu'on dormirait tous les soirs à l'hôtel ?
- Non mais tu m'as bien regardé ? Est-ce que tu crois que je suis le genre de type qui dort dans un hôtel quatre étoiles tous les soirs ?

Sam toisa le jeune homme et acquiesça. Ils se mirent en route.

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Leurs achats effectués, ils quittèrent la ville et prirent la  direction de Brisbane. Plus les kilomètres les séparaient de la ville, plus leurs cœurs semblaient s'envoler. Ils ne s'étaient jamais sentis aussi libres dans leur tête qu'à cet instant. Malgré toutes les épreuves qu'ils avaient traversé, ils étaient à présent ensemble et prenaient la même direction.

Peter se remémora toutes les fois où Sam lui avait dit que c'était terminé entre eux et qu'elle ne l'aimait plus. Il s'était accroché toutes ces semaines à un secret espoir. Une lueur étrange qu'il avait vu dans ses yeux depuis son retour à Hartley. Et il ne l'avait jamais lâché. Assi derrière Sam, ses bras encerclaient sa taille, il réalisa à quel point il avait eu raison d'y croire et serra davantage son étreinte. Sam sentit ses bras se resserrer autour d'elle et des millions de papillons s'envolèrent au creux de son ventre. Elle avait déjà connu cette sensation... lorsque Peter lui avait "volé" sa moto pour travailler dessus et qu'il lui avait proposé de faire un tour avec elle pour l'essayer. C'était la première fois qu'ils avaient été aussi proches. Elle réalisa que ce contact était toujours aussi agréable et constata combien il était bon d'avoir un homme derrière elle... elle qui avait pourtant toujours été seule maître à bord.

Ils parcoururent plusieurs kilomètres jusqu'à la tombée de la nuit. Il commençait à se faire tard et ils décidèrent de s'installer à la lisière d'un bois pour y passer la nuit. Peter prit l'initiative de faire du feu pendant que Sam se débattait avec la tente.

En la voyant, Peter se mit à rire.

- Tu as besoin d'aide ?
- Non merci. Je maîtrise parfaitement la situation !

A peine avait-elle terminé sa phrase que la tente s'effondra sur sa tête. Peter s'aventura à sa recherche et la dégagea.

- Je vois ça ! Je vais quand même te filer un coup de main sinon je crois qu'on est bon pour dormir à la belle étoile, ironisa-t-il.


Sam lui donna un coup de coude.

- Je me demande comment tu te débrouillais à l'époque quand tu étais partie avec ta copine. Ca devait être beau à voir, rit Peter.

- Il fait presque nuit Peter, j'aimerais te voir monter une tente sans y voir clair ! Et puis à l'époque comme tu dis, on n'était pas parti en moto mais avec sa voiture. Et généralement on y dormait, ce qui réglait la question de la tente.

- Le feu commence à bien prendre, on va y voir plus clair. Je sais que tu es quelqu'un de très indépendant, Sam. Mais cette fois je suis là et il faut que tu apprennes à accepter de l'aide et à pouvoir compter sur moi.

Elle se blottit contre lui et l'embrassa encore et encore.

Après cette petite pause, ils se décidèrent à terminer de monter la tente et à manger autour du feu. Peter ne pouvait pas se défaire de ses yeux verts dans lesquels il aimait se noyer. Être si près d'elle dans la nuit noir lui donnait bien plus de bonheur que n'importe quelle soirée au loft. Ses amis lui manqueraient, il en était sûr. Mais il savait qu'il avait pris la bonne décision.

Leur repas terminé, Sam se blottit contre Peter et son regard se perdit à travers les flammes qui éclairaient leurs visages.

- Si toutes nos soirées se passent comme celle-ci, je pense qu'on a de beaux jours devant nous, murmura Peter au creux de son oreille.

Sam tourna son visage vers celui de Peter et l'embrassa. La douceur de ses lèvres lui avaient tant manqué. Il lui semblait incroyable de se trouver là, sous la nuit étoilée, au milieu de nul part dans les bras de l'homme qu'elle s'était interdit d'aimer si ardemment.

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- Peter, je crois que nous devons discuter de ces dernières semaines. Je pense que je te dois une explication. Tu as du te poser tant de questions. Oui, je te dois au moins ça...

- Non, Sam. Je ne suis pas sur de vouloir entendre ce que tu as à me dire...

Peter songea à nouveau à la souffrance qu'il avait éprouvé ces derniers mois et ces dernières semaines. A présent loin de tout cela, il n'était pas sûr d'être capable de recouvrir ses blessures. Il détourna la tête et une expression de tristesse envahit son visage.

Sam posa une main sur son genou.

- Moi aussi j'ai souffert dans cette histoire, Peter. Et j'ai conscience de t'avoir fait beaucoup de mal également.
- Pourquoi es-tu revenue, Sam ?

Cette question devait brûler les lèvres du jeune homme depuis des mois.

- Ou peut-être que je devrais déjà te demander pourquoi tu es partie ? Reprit-il, finalement décidé à entendre la vérité.

Sam tourna la tête à son tour.

- Partir a été la décision la plus difficile à prendre de ma vie, Peter. Tu peux me croire. Et cette décision, j'ai du la prendre en l'espace d'une minute. Deloraine était vraiment en colère quand il a su pour nous. Je voyais dans ses yeux la déception et la honte qu'il éprouvait pour moi à cet instant. Je n'ai pas essayé de nier une seconde mes sentiments pour toi. Mais son devoir était avant tout de te protéger. C'était moi l'adulte, le professeur, c'était à moi de prendre mes responsabilités. Il m'a dit de quitter le lycée immédiatement... Et quand il a comprit que cela ne mettrait pas forcément un terme à notre relation, il m'a ordonné de ne plus essayer de te revoir.

- Si je n'étais pas arrivé en courant comme un fou quand tu étais sur ta moto, prête à partir, je ne t'aurais jamais revu. Tu ne m'aurais même pas dit au revoir, lança Peter d'une voix tremblante en revivant ce moment terrible.

- Je n'avais pas le choix, Peter. Deloraine ne m'avait laissé aucun recours ! Il m'a rappelé quel élève brillant tu étais devenu et il m'a fait comprendre que si je voulais te laisser la chance de réussir, je devais ne plus chercher à te revoir... Je lui ai expliqué que je ne pourrais jamais tout arrêter du jour au lendemain mais il ne voulais rien entendre. Si je tenais à toi, je devais te laisser continuer à vivre ta vie, sans moi...

- Alors c'est pour ça que lorsque je t'ai poussé à dire que tu m'aimais tu m'as répondu que "parfois les gens disent des choses qu'ils ne pensent pas..."

Sam ferma les yeux, émue à ce souvenir douloureux.

- Si je t'avais dit la vérité, tu ne m'aurais jamais laissé partir. Je m'étais dit que si tu pensais que je m'étais amusée avec toi, tu finirais par m'oublier plus facilement.

- Mais je n'ai jamais pu t'oublier Sam. Est-ce que tu sais à quoi point j'ai souffert de tes paroles ? J'ai du me repasser ce scénario un million de fois dans ma tête. Pourquoi tu es partie ? En me laissant comme ça ! Je ne pouvais pas croire que tu ne m'aimais pas. Que tout ce qu'on avait vécu n'était qu'une connerie.

- Je suis désolée Peter. J'espère qu'aujourd'hui tu arrives à comprendre pourquoi je suis partie. Et si ça peut te rassurer, les semaines qui ont suivi mon départ ont été un véritable enfer. J'ai du déménager et retrouver du travail. J'ai passé six mois à faire des remplacements dans plusieurs lycées, sans pouvoir construire quoi que ce soit de concret puisque je repartais sans cesse. Les élèves m'étaient indifférents. J'avais perdu le goût d'enseigner. Mais surtout, je n'ai pas cessé de penser à toi Peter. Il était évident que je n'aurais pas pu cesser de t'aimer du jour au lendemain !

Ces derniers mots réconfortèrent le jeune homme. Lui qui avait Sam dans la peau et qui le hantait jusque dans ses rêves.

- Je passais mes journées à me demander ce que je faisais là, à enseigner un ridicule morceau de programme à des élèves qui n'avaient rien à faire de moi et je passais mes nuits à penser à toi. Je me demandais comment tu t'en sortais... si tu pensais toujours à moi ou si tu étais arrivé à tourner la page... si tu étais toujours investi au lycée, si tu écrivais toujours...

- Je n'ai jamais autant écrit depuis que tu es partie. Quand j'écrivais, j'avais l'impression que je me rapprochais un peu de toi. Je serais devenu surement fou sans ça !

- C'est formidable Peter. Tu as au moins pu trouver un moyen d'extérioriser tes sentiments.

- Est-ce que tu regrettais d'être partie ?

- J'essayais de me convaincre que j'avais fait la meilleure chose pour toi. Même si nous devions en souffrir. J'étais sure que je ne t'aurais apporté que des problèmes, tu n'en avais pas besoin. Tu méritais tellement mieux ! Pourtant... je ne me suis jamais sentie aussi seule de toute ma vie, Peter ! Moi qui étais si forte, si indépendante... tu as volé mon cœur et j'ai réalisé que je ne pouvais déjà plus me passer de toi.

Une larme roula sur la joue de Sam à se souvenir. Si elle avait réussi à changer Peter. Il avait lui aussi changé Sam d'une certaine façon... en la rendant moins sauvage et en lui apprenant à ouvrir son cœur. Peter s'aperçut qu'elle pleurait et appuya tendrement son visage contre le sien.

- Je me suis demandé tant de fois si tu pensais à moi... J'aurais tué pour le savoir ! Tu sais, Sam, après ton départ j'étais vraiment dévasté. Je ne voulais plus aller en cours, je n'en voyais plus l'intérêt. Et puis Steve m'a ramené à la raison. Il m'a dit que c'était trop con de tout plaquer et qu'il fallait que je continue pour toi...

- Ça m'aurait anéanti si j'avais appris que tu avais quitté l'école par ma faute, répliqua Sam en essuyant les larmes qui roulaient sur ses joues.

- S'il y a bien un miracle que tu as réussi avec moi, c'est à me faire aimer aller en cours !

Sam se souvint de son acharnement à pousser Peter à retourner au lycée après son renvoi. Elle retrouva le sourire à cette pensée. Combien de fois était-elle allée au loft pour lui donner des devoirs et s'assurer qu'il les faisait bien... Elle ne s'était jamais autant investie pour personne.

- Bolton était sûr que tu t'étais trouvée un mec et que c'était pour ça que tu étais partie.
- Tu sais bien que c'est faux...
- Maintenant, je le sais, avoua Peter.

La jeune femme en blouson de cuire se blottit contre le torse de Peter. Quel soulagement c'était de réaliser que tous ces souvenirs appartenaient maintenant au passé. Elle aventura ses mains à travers sa chemise et l'embrassa avidement. Peter lui rendit ses baisers. Pourtant, il semblait vouloir poursuivre la discussion. Lui qui ne voulait pas entamer de conversation sur ces derniers mois, ne voulait finalement pas se résoudre à en rester là. Peut-être avait-il besoin d'une explication pour pouvoir avancer, effectivement... Il caressa son visage pour calmer un peu le jeu et plongea son regard dans ses yeux verts.

- Et pourquoi est-ce que tu es revenue, Sam ?

Comprenant que Peter avait besoin d'autres explications, elle se dégagea lentement de leur étreinte et laissa à nouveau une distance entre eux.

- Je te l'ai dis, Peter. Les mois qui ont suivi mon départ d'Hartley ont été un cauchemar. Je n'avais aucun repère et je n'arrivais à me fixer nulle part. Tout me ramenait à Hartley. C'était bien là-bas que j'y avais laissé mon envie d'enseigner. Le rectorat m'avait fait part d'un besoin de remplacement à Hartley. J'y ai beaucoup réfléchi... A part Deloraine, personne ne savait pourquoi j'étais partie, voilà pourquoi le poste m'a été proposé. Six mois étaient passés depuis mon départ et je pensais que tu avais tourné la page et que les autres élèves m'avaient oublié. Je ne sais pas... en fait, je pense que je n'ai pas beaucoup réfléchi ! Quand j'ai entendu qu'il y avait un poste à Hartley, j'avoue que je l'ai vu comme mon unique chance de m'en sortir. J'aurais été incapable de refuser.

- Et moi je commençais à perdre réellement espoir de te revoir un jour. Quand Jodie ou Stevie me racontaient leurs problèmes de cœur, ça me ramenait toujours à toi.

Plutôt satisfait de la réponse de Sam, Peter demeura un instant silencieux. Ils écoutèrent les bruits de la nuit l'un contre l'autre.

- J'ai eu du mal à croire ce que tu m'as dit il y a quelques jours... que j'étais la seule personne que tu ais jamais aimé. Tu es un jeune homme charmant, tu as du succès avec les filles. J'étais sure que tu finirais par m'oublier.

- Aucune fille ne t'arrivait à la cheville, répondit Peter.

- Katarina était amoureuse de toi. Tu aurais pu en profiter. Je croyais que tu sortais avec elle avant qu'elle ne parte pour la Grèce ?

- On est sorti ensemble c'est vrai mais j'ai vite tourné la page après son départ. Je l'aimais beaucoup mais ce n'était pas véritablement de l'amour. Je l'ai compris quand je t'ai rencontré et que tu m'as fait perdre la tête, sourit-il. Quand elle est revenue à Sydney et qu'elle m'a dit qu'elle était revenue en Australie pour moi, parce qu'elle m'aimait toujours, j'étais très touché.

- Cette gamine était dingue de toi, Peter. Elle m'en a fait voir de toutes les couleurs quand elle a appris que nous avions été ensemble. Elle est même venue une fois me voir dans ma classe pour me raconter la nuit incroyable que vous aviez passée et à quel point tu l'aimais. Je t'avoue que ça m'a fait mal au cœur et en même temps, je me disais que tu avais donc fini par m'oublier et à passer à autre chose. J'étais obligée de lui dire que je vous souhaitais tout le bonheur du monde.

- C'était faux bien sur. Cette petite teigne était prête à tout pour me récupérer. Elle m'avait même laissé un petit mot sur mon pare-brise pour me dire de la retrouver dans une chambre d'hôtel en se faisant passer pour toi.

- Tu y es allé ?

- Bien sur !

- Et il ne s'est rien passé ?

- Rien du tout, jura Peter. Je ne pouvais pas faire l'amour avec Katarina sachant les sentiments que j'éprouvais pour toi. Ça n'aurait pas été cool pour Kat.

- J'ai du mal à croire que tu ais réussi à dire non à une femme aussi belle que Katarina qui te suppliait de lui faire l'amour...

- Crois ce que tu veux. J'en étais incapable, c'est tout, conclut-il.


Sam hocha la tête et plongea son regard dans le sien. Elle comprit à cet instant combien Peter devait l'aimer pour s'interdire d'approcher une autre femme malgré le temps qui s'était écoulé depuis son départ.


- D'ailleurs je ne suis sortie avec personne depuis. Je n'arrivais pas à t'oublier.
- Moi non plus Peter, je t'avais dit la vérité lorsque tu me l'avais demandé...
- T'as quand même couché avec Bell...

Sam détourna le regard, gênée d'aborder ce sujet. Pourtant, s'ils voulaient passer à autre chose, il le fallait bien, elle le savait.

- C'est vrai, admit-elle.


Furieux Peter se leva. Il savait parfaitement que Sam était sortie avec son professeur de science bien sur, mais cette histoire l'avait vraiment fait souffrir. Il n'avait pas envie de remuer le couteau dans la plaie.


- Ça me fout en l'air de savoir que tu as couché avec ce type !


Sam demeura assise et observa Peter faire les cents pas autour du feu de camp. Elle aussi s'était surprise à entamer une relation avec cet homme qui n'avait aucun point en commun avec elle. D'ailleurs quand il l'avait embrassé pour la première fois, elle avait refusé catégoriquement d'aller plus loin. Mais très vite, une idée avait germé dans sa tête et fait son chemin...


- Je n'avais pas du tout prévu de sortir avec Andrew, Peter ! Me plonger dans une nouvelle histoire avec un homme était bien la dernière chose que je voulais, expliqua-t-elle. Mais je voyais bien que toi et moi passions à nouveau beaucoup de temps ensemble, en cours et avec la pièce de Roméo et Juliette. Je... j'ai eu peur de tomber à nouveau dans le piège et de recommencer les mêmes erreurs avec toi. Alors quand j'ai compris qu'Andrew tombait amoureux de moi, je l'ai sans doute vu comme un échappatoire, une sécurité, je ne sais pas ! Mais je savais que si j'étais avec lui, cela t'éloignerait de moi.


- Tu as réussi ton coup, j'étais hors de moi ! Quand Bell nous a fait son cinéma un matin en s'endormant en cours à cause de la nuit de folie qu'il avait passé et que j'ai compris c'était avec toi... j'ai pété un plomb !


Les larmes commencèrent à monter aux yeux de la jeune femme. Elle savait très bien ce qu'elle avait provoqué.


- Je ne pouvais m'empêcher de penser que le dernier homme avec lequel j'avais fait l'amour c'était toi et en m'installant à nouveau dans l'appartement de Yola, tous ces souvenirs m'ont pris à la gorge. Je ne pouvais pas penser à autre chose. Alors quand Andrew et moi avons fait l'amour pour la première fois...


- Ça suffit Sam, arrête !  Je ne veux pas en savoir plus !


- Je t'en prie, écoute-moi, Peter ! Quand on a fait l'amour pour la première fois ensemble, reprit-elle, j'espérais au fond de moi que cela m'aiderait à passer à autre chose, que cela serait le déclic qui me libérerait enfin de toi...


- Arrête...


- Je n'ai rien ressenti, Peter. Rien du tout. Je sentais vide...


Les larmes coulaient maintenant sur ses joues. Une boule se forma dans sa gorge. Elle qui avait pensé s'en sortir avait cumulé les mauvais choix avec Andrew.


- Alors pourquoi est-ce que tu es restée avec lui ?


- Parce que je pensais que je finirais par avoir des sentiments pour lui, qu'il me fallait juste un peu de temps... Et au final tout ce que j'ai réussi c'est à vous faire souffrir tous les deux.



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Sam pleurait de plus belle, constatant les erreurs qu'elle avait commise. Elle blottit sa tête au creux de ses mains pour se ressaisir. Peter ne pouvait pas supporter de la laisser ainsi et vient s'asseoir à nouveau près d'elle. Il caressa ses cheveux blonds.



- C'est clair que ça m'a fait du mal de vous voir ensemble. Mais si je suis honnête, je dois te dire que je ne me suis jamais senti menacé par ce mec.


Sam releva la tête et essuya ses larmes.


- Quand j'ai compris que Bell savait qu'on était sorti ensemble, j'ai vu à quel point il était mal à l'aise quand j'étais dans les parages. C'est plutôt lui qui se sentait menacé par moi. Et ça ne voulait dire qu'une chose... qu'il avait senti que tu n'avais pas tourné la page.


- Eh bien inspecteur Rivers, je ne te savais pas aussi futé.


- Je voulais le croire en tout cas ! Et j'en ai eu le cœur net à la fête chez les Bordino. Quand tu as ramené Effie et qu'un type a essayé de t'embrasser. Je suis venue te défendre et j'ai pris un sacré pain !


- Alors que je m'apprêtais à lui régler son compte moi-même. Mais je t'avoue que t'avoir vu prendre ma défense m'a fait très plaisir...


- De toute façon, je n'ai pas réfléchi ! Je ne supporte pas qu'on puisse te faire du mal... Et quand j'ai repris connaissance et que j'ai vu ton visage au-dessus de moi et tes yeux posés sur moi, je pensais être au paradis, rit-il. Être à nouveau dans tes bras, même sonné, ça en valait la peine ! C'est vraiment là que j'ai compris que je comptais toujours pour toi.

La jeune femme se sentit démasquée. Son regard l'avait effectivement trahi mais de voir Peter au sol l'avait profondément meurtri.


- Et quand Bell m'a demandé de lui donner un coup de main pour trouver et retaper une vieille moto pour te faire plaisir, je savais que tu trouverais ça ridicule. Je ne pouvais pas dire non, plaisanta-t-il.


- Oui, j'ai vu ça, maugréa-t-elle. Je ne comprends pas ce qui lui est passé par la tête. Je n'ai jamais demandé à le changer !


- Il voulait te faire plaisir, Sam. Vous n'avez surement pas grand chose en commun. Et en fait, il me faisait plutôt pitié. Il semblait désespéré et il voulait à tout prix te ressembler. Et moi je savais ce que c'était de souffrir par amour pour toi. Je me doutais qu'il allait en baver !


Sam vint se blottir contre Peter et ferma les yeux.


- Je t'en prie ne parlons plus d'Andrew maintenant.
- Dis-moi juste pourquoi est-ce que vous avez rompu ?


Sam se redressa et soupira à ce souvenir.


- Je me doutais que notre histoire n'irait pas bien loin mais tout s'est accéléré quand il m'a demandé de devenir sa femme.

Peter éclata de rire.

- Il t'a demandé de l'épouser ? Oh le pauvre homme, s'esclaffa-t-il.
- Arrête, Peter ! Je ne m'y attendais pas du tout !
- Et qu'est-ce que tu lui as répondu ?
- Eh bien, j'ai souris... j'étais très mal à l'aise et je n'ai rien répondu du tout ! Mais dès le lendemain il me demandait déjà une réponse... Et je crois que tu la connais sinon nous ne serions pas assis ici ensemble !
- Ah ah ah ah, j'en reviens toujours pas, il était vraiment sur une autre planète celui-là.

Sam lui donna une tape sur l'épaule. Elle n'aimait pas l'entendre se moquer de lui. Bien sur Andrew n'avait rien compris à la personnalité de Sam qui n'aspirait qu'à la liberté et à l'indépendance, mais cela ne faisait pas de lui un homme mauvais. Andrew méritait de trouver une femme qui puisse lui offrir autant d'amour qu'il pouvait en donner.


- En tout cas quand j'ai su que vous aviez rompu, je n'ai pas pu attendre. Il fallait que je te vois. Tu étais mal à l'aise quand je t'ai trouvé et quand je t'ai confronté à la réalité. Je savais que le moment était venu d'être honnêtes l'un envers l'autre. Il fallait que je comprenne... il fallait que je sache ce que tu ressentais pour moi.


- Je sais, Peter... Et je n'ai pas pu te le dire. Il fallait que je tienne...
- Mais tu me l'as montré ! Ah si Bell n'était pas entré à cet instant, pesta Peter.


Sam se remémora le moment où Peter et elle avaient succombé à nouveau à leurs sentiments et s'étaient embrassés à en  perdre haleine. Andrew avait débarqué en les trouvant sur le sol entrain de se déshabiller mutuellement... Elle s'était sentie si gênée.


- A partir de ce moment, je savais que je ne pourrais plus jamais revenir en arrière. J'ai arrêté de me voilà la face. Je suis allée trouver Andrew et je lui ai dis toute la vérité.


- Moi je ne m'étais pas sentie aussi heureux et aussi vivant depuis des mois, admit-il. Je savais que tu m'aimais encore et tu venais enfin de m'en donner la preuve. Mais quand tu m'as dit que tu comptais démissionner et quitter à nouveau la ville, j'ai cru que mon cauchemar refaisait surface.


- Peter, malgré ce qu'on pouvait éprouver, il était hors de question pour moi que tu quittes le lycée et que tu partes avec moi ! Je savais cette fois que j'avais tout perdu par ma faute et que j'étais condamnée à rester seule et à souffrir. Alors quand je t'ai vu au bord de la route...


- Ouais, c'est Steve qui m'a convaincu. En fait, il n'a pas eu à dire grand chose... Mais il fallait que je me confie à quelqu'un. Steve est un vrai pote, je savais que je pouvais compter sur lui. Je lui ai dis que tu allais quitter la ville et que je savais que tu m'aimais mais que tu ne voulais pas que je parte avec toi. Et quand je lui ai demandé ce que je devais faire, il m'a répondu sans réfléchir de partir. Qu'il était hors de question de me voir revivre à nouveau la peine que j'avais vécu la première fois après ton départ.


- Steve est vraiment quelqu'un de bien, conclut Sam.


Il faisait à présent nuit noir depuis plus d'une heure. Une immense toile d'encre étoilée s'offrait à eux. Ils restèrent silencieux quelques minutes, profitant de l'instant présent. A la lueur des flammes, Sam se remémora une scène passée.


- Tu te souviens de la dernière fois que nous étions enlacés comme ça devant un feu sur la plage ?

- Comment ne pas m'en souvenir, répondit aussitôt Peter. On avait fait l'amour sur la plage... Je n'oublierai jamais cette nuit-là.


Sam sentit ses joues s'empourprer à ce souvenir. La frontière entre prof et élève avait été complètement franchie cette nuit-là...


- Tu m'avais demandé si je pourrais partir avec toi pour faire le voyage que j'avais interrompu.

- Tu m'avais répondu "quand ce sera moment".
- On dirait que le moment est finalement arrivé... s'exclama-t-elle en déposant un baiser sur sa joue.
- Et puis officiellement, tu  n'enfreins plus la loi.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Tu n'es plus ma prof de littérature et d'Histoire et je ne suis plus ton élève. Et surtout.. j'ai eu 18 ans cette année. Donc techniquement, nous sommes un couple libre et dans nos droits.


Cette remarque fit rire Sam. C'était précisément ce que lui reprochait Yola, Deloraine et tout le corps enseignant en lui faisant la moral. A présent, elle semblait si loin de tout cela... Elle se sentait libérée d'un poids immense. Elle souffla comme pour le réaliser pleinement.

- Je pense qu'il faut que nous parlions de l'avenir, Peter. La première fois, je t'avais dit que j'étais bien avec toi, que j'étais incapable de voir plus loin. J'étais sur mon nuage ! C'est pour ça que ça n'a pas marché... Il faut que nous parlions de ce que nous voulons, de ce que nous voulons vraiment, tous les deux...

- C'est toi que je veux, Sam, susurra-t-il à son oreille en embrassant son cou.


- Peter ! Je suis sérieuse !


Elle se dégagea de son étreinte pour lui signifier qu'elle souhaitait vraiment poursuivre la discussion.


- Sam, Sam, Sam ! Je suis sérieux moi aussi. Et je l'étais aussi à l'époque quand je t'avais proposé de vivre ensemble. Maintenant j'ai compris que ce n'était pas réaliste de vivre ensemble tout en étant élève et toi prof à Hartley. Aujourd'hui, j'en ai autant envie qu'avant. Je ne veux plus te quitter, ni demain, ni jamais.


- Moi aussi, Peter. C'est pour ça que nous devons réfléchir à un projet, ensemble... dans notre intérêt à tous les deux. Que dirais-tu de voyager à travers le pays jusqu'à l'été prochain. Nous aurons une année complète pour vivre une belle aventure. Il faudra que l'on se trouve des petits boulots à droite à gauche pour continuer d'avancer.


- Je pourrai toujours mettre mes compétences de mécano à profit. Je ne pense pas que mes qualités d'écrivain nous rapporte grand chose pour l'instant.


Sam rit. Même si Peter avait un réel talent pour l'écriture, il serait effectivement dur d'en vivre dans les prochains mois.


- En tous cas, nous savons tous les deux que ce n'est pas la vraie vie et qu'il faudra bien faire notre retour dans la société.


- Je suppose que oui, admit Peter. Mais nous ne reviendrons pas à Sydney, n'est-ce pas ? Encore moins à Hartley...


- Nous pourrons décider ensemble dans quelle ville nous souhaitons vivre et prendre un appartement ensemble.


- J'adore cette idée...


- Et tu retourneras au lycée...


- Est-ce qu'il le faut vraiment ?


- Peter, une année pour voyager c'est très bien. Mais il faut que tu passes ton examen pour pouvoir te réaliser dans la vie. Trouver un métier qui te convient, continuer à écrire...


- Tu as raison. Et puis grâce à toi, je suis réconcilié avec les études. D'ailleurs, je travaillais plutôt sérieusement ces derniers mois. Mais toi qu'est-ce que tu vas faire ?


- Je chercherai un poste d'enseignante, mais pas dans le même lycée que toi bien sur. Nous ne ferons pas les mêmes erreurs deux fois.


- Tout ça me semble très cool, admit-il.

Pour marquer leur accord, ils s'embrassèrent.


- Sois sûr d'une chose, Peter... Je t'apprendrai tout ce que je sais... comme ça, tu ne seras pas trop largué quand tu reprendras les cours. Nous avons de longues nuits devant nous pour parler de Shakespeare, de Molière et de la 2nde guerre mondiale.


Peter soupira.


- On ne fera pas que ça de nos nuits quand même ? Non pas que je ne sois mécontent d'avoir ma prof particulière...
- Non, Peter... Il n'y aura pas que ça, le rassura-t-elle en plongeant son regard dans le sien.

Le vent commençait à souffler à travers les branches. Sam frissonna.

- Tu as froid ?
- Un peu, admit-elle. Je crois que je vais aller me coucher. La journée a été riche en émotion, je suis éreintée.


A ses mots, elle se leva et alla rejoindre la tente. Peter ne la suivit pas tout de suite. Il la regarda s'éloigner et entrer à l'abris. Les flammes dansaient dans le brasier et illuminaient la toile de tente, dessinant ainsi la silhouette de Sam qui s'assit à l'intérieur. Il l'observa ainsi quelques minutes, réalisant la chance qu'il avait que leur histoire se poursuive ici, maintenant.


Il finit par se lever à son tour et alla la rejoindre. Elle était assise sur son duvet, occupée à fouiller dans son sac à dos.


- Ce n'est pas un 4 étoiles, reconnu-t-elle, mais je crois qu'on devrait passer une bonne nuit.

Peter ne lui répondit pas et se glissa derrière elle. Sam tourna la tête et le regarda. Les yeux de Peter étaient remplis d'amour pour elle et semblaient briller de mille feux. Il dégagea une mèche de ses cheveux et déposa des baisers sur son cou, puis le long de sa nuque.

- J'ai tellement envie de toi, murmura-t-il au creux de son oreille.


Des millions de papillons s'envolèrent dans le ventre de Sam. Les bras de Peter encerclèrent sa taille alors qu'il trouvait ses lèvres. Sam se retourna pour lui faire face et se pendit à son cou. Elle l'embrassa vigoureusement.


- Je t'aime Peter, souffla-t-elle entre deux baisers.


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Ces mots donnèrent des ailes au jeune homme qui l'embrassa à son tour comme si sa vie en dépendait. Sam entreprit de déboutonner sa chemise. Elle allait enfin pouvoir se blottir à nouveau contre ce torse chaud et musclé qui lui avait tant manqué. Peter la déshabilla délicatement et prit tout son temps pour découvrir à nouveau chaque parcelle de son corps. 

Il avait rêvé de revivre ce moment tant de fois ! Il caressa sa peau nue alors qu'elle vint s'asseoir sur lui pour réduire l'espace entre eux. Elle encercla son cou de ses bras et continua de l'embrasser vigoureusement. La température semblait monter de plus en plus sous la tente. Peter décida d'accélérer le rythme et lui donna un premier coup de rein. Sam ne pu réprimer un râle de plaisir. Peter était enfin en elle ce qui réveilla tous ses sens. Elle réalisa à nouveau que cela n'avait rien de comparable de faire l'amour avec Andrew et avec l'homme qu'elle désirait au plus profond d'elle. Et peu lui importait son âge à présent, ni les épreuves qu'ils avaient traversés et encore moins d'avoir du tout quitter. Si tout cela leur avait permis d'en arriver là, il n'y avait désormais plus rien à regretter. Lui seul pouvait la mettre dans cet état de transe et de bien être. Il s'allongea ensuite sur elle et leur corps à corps redoubla d'intensité.


Ils firent l'amour passionnément, intensément. Et cette fois, personne ne les interromprait. Ni Yola en rentrant à l'appart, ni la mère de Peter en débarquant dans sa chambre, ni même Andrew Bell en les surprenant au mauvais moment.


Peter était allongé sur le dos et reprenait son souffle. Son cœur battait à tout rompre aussi rapidement que celui de sa partenaire. Il pouvait le sentir à travers sa poitrine, collée contre son torse. Avant que celle-ci ne s'abandonne au sommeil, il murmura au creux de son oreille : "je t'aime comme un fou, Sam." Et ils rejoignirent bien vite les bras de Morphée.

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Le lendemain, les rayons du soleil qui transperçaient la toile de la tente réveillèrent Sam. Un sentiment de plénitude l'envahit lorsqu'elle posa son regard sur Peter, encore profondément endormi à ses côtés. Elle n'oublierait jamais les discussions qu'ils avaient partagé la veille au coin du feu ni la nuit de retrouvailles qu'ils avaient passé.


- Allez on se réveille, s'exclama-t-elle en caressant les cheveux de Peter.


Celui-ci émit un petit grognement et entreprit d'ouvrir un œil.


- Sam ? Tu es encore là ? Je dois dormir encore, c'est pas possible !
- Quoi ?
- J'ai encore du mal à croire que tu sois là. Tu aurais pu te sauver dans la nuit sans moi, plaisanta-t-il pour la taquiner.


Sam pesta et s'assit sur lui à califourchon.


- Ne dis plus jamais ça Peter. Tu sais très bien que je ne te quitterai plus, j'ai compris la leçon !
- Mmh, c'est très bien, la congratula-t-il.


De ses mains, il caressa sensuellement son dos. A ce contact, des frissons parcoururent tout le corps de Sam. Elle se pencha sur lui pour l'embrasser et Peter lui fit l'amour.


- Je demande à être réveillé comme ça tous les matins, la taquina Peter en la serrant contre lui.
- Eh bien... j'accepte !
- Ça n'était pas trop désagréable au moins ?
- C'était incroyable, murmura-t-elle contre ses lèvres. Cette fois, il faut qu'on bouge Peter ! La route nous attend et on a encore des kilomètres à faire avant d'arriver à Brisbane.


- Est-ce que tu penses qu'on pourra y être avant la fin de la semaine, suggéra Peter.
- C'est possible... si on ne perd pas trop de temps en route, répondit-elle en lui adressant un clin d'œil évocateur.


Ils replièrent leurs affaires et les installèrent sur la moto. Le soleil brillait, la journée était idéale pour longer les routes d'Australie.


- Je te propose de nous arrêter à la prochaine ville pour boire un café et prendre un petit déjeuné.
- Ça me va, répondit Peter.
- Tu conduis ?
- Tu me laisses le volant de ta bécane ?
- Eh bien je crois que je ne vais pas avoir le choix ! Je ne vais pas faire le tour du continent toute seule !


Peter acquiesça et salua cette marque de confiance. Il savait combien la moto de Sam lui était chère. Il s'installa et mit son casque. Sam prit place derrière lui et l'encercla de ses bras. Ils reprirent la route ensemble.... direction Brisbane dans un premier temps, et bien d'autres destinations par la suite. Ils savaient qu'ils partaient pour vivre une aventure unique. Cette année serait comme hors du temps. Ce temps si précieux qui nous glissent entre les doigts et dont on s'efforce tous de faire bon usage. Peter et Sam étaient convaincus ne pas pouvoir en faire meilleur usage. Dans un an, à la rentrée prochaine, ils retourneraient à la réalité, l'un reprenant le chemin de l'école pour passer son BAC et l'autre l'enseignement dans une autre école... mais cette fois ils ne se sépareraient pas. Ils vivraient toutes les étapes si excitantes et contraignantes de la vie ensemble. Et ils étaient impatients de les vivre ensemble.





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Fiction à lire : "Gone - Tout ce qu'on ne s'est pas dit" // Suite du départ de Sam & Rivers
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